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RDC : les 31 députés omis prêtent à reprendre les actions si « la parole donnée » par les autorités n’est pas respectée

RDC : les 31 députés omis prêtent à reprendre les actions si « la parole donnée » par les autorités n’est pas respectée

Après deux mois de manifestations dans le pays, les 31 députés nationaux victimes des arrêts de superposition avaient pris du recul, en réponse « aux appels au calme » assortis de « la parole donnée » des autorités, visant à résoudre ce problème judiciaire susceptible de modifier négativement le droit positif congolais. Ce jeudi 12 septembre à Kinshasa, ils s’étaient réunis pour évaluer les actions entreprises, et examiner méthodiquement sur celles à advenir.

Les plus grandes victimes dans cette histoire aux rebondissements spectaculaires, sont l’État congolais et les institutions impliquées, on y voit la Cour constitutionnelle dont l’arbitrage est désapprouvé et l’Assemblée nationale qui héberge en son sein de députés assortis « des arrêts dédoublés ». Surtout que les G31 ont pris l’option de poursuivre la résistance avec à la clé, la défense de l’inviolabilité de caractères obligatoire et exécutoire de l’article 168 de la loi des lois congolaises. « Les abominations juridiques  ne passeront pas », rappellent-ils.

Au cours de leur échange, ils ont évalué le dossier sous deux angles, juridique et politique. Sur le premier point, ayant constaté la non interprétation de l’article 168 de la constitution par la Cour constitutionnelle, les députés omis estiment « qu’il s’agit d’une complicité à plusieurs niveaux pour violer intentionnellement la constitution ».

Ils promettent par conséquent d’annoncer prochainement la nature des actions qui seront menées sur le plan international, et les possibles conséquences que pourront subir la République et les institutions impliquées.

Les autorités congolaises avaient plus tôt appelé ces 31 députés à se calmer et ont promis de réparer le tors. N’ayant perçu rien de palpable, le G31 commence à considérer cette parole donnée par les autorités comme de « la poudre aux yeux ».

« Le retour de la manivelle si la parole donnée par les autorités n’est pas respectée aura également des conséquences incalculables de nature à ébranler les fondements de l’État de droit tant chanté et le fonctionnement harmonieux de la démocratie, le contexte étant celui de la violation apparemment préméditée de la constitution par des arrêts de superposition au profit des députés engendrés dans le péché des erreurs matérielles », précisent-ils.

Les 31 députés nationaux, fort des arrêts dont ils sont bénéficiaires, veulent prendre le peuple à témoin et l’appeler à exercer l’article 64 de la constitution pour défendre celle-ci. Des actions très fortes sont en perspective pour exiger le respect de la constitution. La mauvaise foi de politiques congolais en rapport avec la violation de la constitution par la chambre spéciale de la Cour constitutionnelle, est à la fois manifeste et généralisée, ont-ils conclu.

Tony-Antoine Dibendila

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