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offensive militaire à l’est de la RDC : les opposants rwandais alertent sur « l’imminence d’un nouveau cataclysme »

offensive militaire à l’est de la RDC : les opposants rwandais alertent sur « l’imminence d’un nouveau cataclysme »

À partir de Bruxelles où opèrent les opposants au président rwandais Paul Kagame, réunis en plateforme Mouvement rwandais pour le changement démocratique(MRCD-Ubumwe), une correspondance signée par ceux-ci le 18 octobre dernier et adressée au secrétaire général des Nations unies Antonio Gutteres dont une copie nous est parvenue, dénonce l’offensive militaire imminente qui pourrait « engendrer un chaos ».

C’est le président congolais Félix Tshisekedi qui l’a annoncé début octobre à Béni, une ville congolaise du nord-est meurtrie par les attaques violentes et récurrentes de groupes armés d’origines diverses : congolaise, rwandaise et ougandaise. Tshisekedi a affirmé vouloir mettre un terme aux violences à l’est de son pays, sans donner d’autres détails.

Un document qui circule dans les réseaux sociaux laisse croire que cette « vaste opération militaire » verra la participation de pays voisins tels le Rwanda, l’Ouganda et le Burundi. Ce qui fait bondir certains politiques en RDC, et les opposants rwandais viennent à leur tour dénoncer l’approche.

« Le MRCD a appris avec stupéfaction le scandaleux accord entre 4 pays : Rwanda, Ouganda, Burundi et RDC en vue de constituer une coalition armée avec pour objectif utopique d’éradiquer les groupes armés opérant sur le sol congolais(…) Une telle entreprise relève d’un accord sur fond de désaccord dont les conséquences ne peuvent être que catastrophique sur le droit à la paix des peuples de la Région des grands lacs d’Afrique », mentionnent ces opposants.

Considérant cette offensive très dangereuse pour les populations de la région, ces opposants à Kagame commencent par accuser l’État congolais d’être « complice et co-auteur de l’extermination » de réfugiés rwandais(essentiellement localisés à l’est du Congo, ndlr), avant d’expliquer ce que sont les vraies causes de l’insécurité dans cette partie de la RDC, que seules les opérations militaires ne pourront résoudre.

« Les groupes armés dont il est question à l’est du Congo sont majoritairement congolais. Leur fragmentation, la persistance des conflits interethniques, la tension avec des pays limitrophes, la crise politique et la fragilité institutionnelle devenue endémique en RDC ainsi que la convoitise et le trafic illicite de richesses naturelles, sont les principaux facteurs qui expliquent la prolifération de ces groupes armés », ont-ils détaillé

De dizaines de milices opèrent en toute impunité à ces recoins du Congo-Kinshasa : Maï-Maï Simba, Maï-Maï Yakutumba, Maï-Maï Mazembe, Maï-Maï Réunion, Maï-Maï Ebu Ela, les Nyatura, APCL, Nduma defence of Congo(NDC), FRPI, ADF-Nalu, FDLR, Raïa Mutomboki, Raïa Mutomboki Kabishula, Union des patriotes pour la libération du Congo(UPLC)… une pléthorique experte en massacres de masses.

Alors que Kinshasa voit en cette prochaine offensive un canal pouvant conduire au salut, le MRCD craigne plutôt que « les opérations militaires en vue contribuent à créer un énorme chaos, situation recherchée en particulier par Kigali et les prédateurs du système international, pour continuer à faire main-basse sur les richesses du Congo ».

 

Tony-Antoine Dibendila

3 commentaire

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3 Commentaires

  • MUTESI
    23 octobre 2019, 16 h 20 min

    La RDC ne connais pas encore son vrai ennemi. Je plains le peuple Congolais.

    REPLY
  • Roger
    23 octobre 2019, 17 h 15 min

    Il n’appartient pas à un parti politique étranger d’orienter le Président congolais qui agit en toute souveraineté et avec son pouvoir discrétionnaire. Cette déclaration fait d’ailleurs spéculer sur la vraie identité des autorités de ce parti d’opposition rwandaise " autorités morales de FDLR". Ils sont contents que leurs frères endeuillent la paisible population congolaise pendant plusieurs décennies. Les réfugiés dont ils parlent résident dans quels camps de réfugiés ? Et les réfugiés sont-ils permis de porte d’armes?

    Et même pour nos compatriotes congolais, ils doivent choisir de servir dans l’armée régulière ou vivre une vie civile. D’ailleurs le FRPI dont le journal fait mention a déjà pris son option de se muer en parti politique et non rester un groupe armé; bon exemple n’est-ce pas?

    Il est impérieux qu’ il y ait une coopération militaire sous-régionale pour mettre fin à ces groupes armés qui ne commettent que des crimes de guerre, crimes contre l’humanité sans un seul objectif clair.

    Mon Président a raison.
    L’instabilité créée par ces groupes armés continuera à mettre à mal les acquis notre élan. D’où, impliquer les concernés pour y mettre un terme sous les auspices de la Communauté Internationale.

    REPLY
  • MaisNom
    24 octobre 2019, 1 h 21 min

    Triste Congo-Kinshasa!😭😭
    Après 6 millions congolais tué sauvagement par l’armée de Paul KAGAME et voilà un deuxième GÉNOCIDE congolais organisé par le président Félix Tchisekedi.😰😰

    REPLY

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