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L’Assemblée nationale envisage de «missions de contrôle» dans le secteur agricole

L’Assemblée nationale envisage de «missions de contrôle» dans le secteur agricole

Le ministre de l’Agriculture Désiré Nzinga a été auditionné, le mardi dernier par les députés nationaux membres de la commission Environnement, tourisme, ressources naturelles et développement durable (ETRNDD). Il devait éclairer la religion des élus sur le plan national stratégique de relance du secteur agricole.

A l’issue de cet exercice citoyen de redevabilité, le ministre a dressé l’état global du secteur de l’agriculture, au terme d’un mandat de 18 mois.

« Le ministère de l’Agriculture a beaucoup de projets, d’ambitions qui sont tributaires des engagements budgétaires. Je me suis exprimé librement et la commission m’a écouté religieusement avant de formuler des suggestions, de recommandations et des conseils. Au prochain round, je serai à l’aise », a-t-il déclaré en substance.

Pour le ministre Nzinga, le secteur a été soutenu pendant longtemps par l’agriculture familiale, des coopératives et ONG. A un moment donné, on a pensé qu’il fallait réorganiser les villages en coopératives et ONG pour encadrer les petits agriculteurs. Mais 100 millions d’habitants ne peuvent être nourris avec un tracteur ou du matériel aratoire, il faut mécaniser l’agriculture.

« C’est pour ainsi dire qu’on devra évoluer sur deux tableaux : continuer avec cette agriculture familiale et l’agriculture intensive pour renforcer notre économie, notamment avec l’agro-industrie. La RDC, avec 80 millions hectares de terre arable, a pour vocation de nourrir non seulement son peuple, mais aussi l’Afrique et le monde. Ces deux tableaux nous permettront d’aller vers l’échelle des valeurs », a dit le ministre.

La commission a en parallèle souligné le fait qu’il y a beaucoup de partenaires qui accompagnent la RDC dans le secteur agricole, mais à la fin des projets, il n’y a rien de palpable sur le terrain. Elle a proposé ainsi la mise en place de mission de contrôle du secteur, notamment le dernier programme concernant le Tanganyika et le Sud-Kivu ayant coûté près de 100 millions USD.

La commission estime qu’il faudra se rendre sur le terrain pour évaluer l’impact que les 100 millions auront produit. Pour ce faire, il faut également renforcer l’INERA en vue de développer de la recherche et avoir des semences améliorées. Il faut également encourager la politique d’octroi des crédits agricoles pour accompagner les agriculteurs. L’idée ici est de matérialiser l’engagement du chef de l’État qui souhaite voir la revanche du sol sur le sous-sol.

La rédaction

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